Confessions Tour

Les lumières de Bercy s'éteignent. Je vais pouvoir sortir l'appareil photo de sa cachette secrète. C'est con, mais j'ai toujours peur de me le faire confisquer à l'entrée. Sauf que là, j'ai même pas été fouillé par la sécurité.
A priori Bob Sinclar n'était pas dans son assiette. Il devait assurer la première partie, mais non. Nada, on passe directement au plat de résistance.
Je suis en plein centre de Bercy. Il y a bien longtemps que je n'avais pas pris de place dans la fosse. La dernière fois doit remonter au Blond Ambition Tour de 90. Quelque chose me disait que s'il y avait un concert où il fallait être au cœur de l'action, c'était bien celui-là. Comme ma petite voix avait raison! Sur les notes de Future Lovers, une méga boule à facettes descend du ciel de Bercy pour venir s'ouvrir à dix mètres devant moi. Waou! Impressionnant! C'est parti pour deux heures de folie d'un show en 4 actes orchestré au millimètre, quitte à laisser peu de place à l'émotion et à la spontanéité.

Madonna / Confession Tour

1er tableau : Ambiance Equestre SM
Future Lovers fait donc l'ouverture avec un sample bien marqué du refrain d'I feel love. La fosse est électrisée quand Madonna chevauche ses danseurs en harnais et lanières de cuir.
Embrayage sur Get together qui a été massacré vocalement. C'est du direct et c'est très faux! Marianne James dont l'arrivée a été plus que remarquée et saluée aurait probablement sorti son carton rouge. Petit tour sur le carrousel pour Like a Virgin. Elle montre qu'à 48 balais, elle peut encore donner une leçon de danse à Demi Moore qui s'était déjà illustrée sur la barre verticale. Grand moment de scénographie pour Jump avec les danseurs qui refont leur apparition pour sauter dans tous les sens sur les constructions métalliques.

 
Madonna / Confession Tour

2nd tableau : Ambiance Orient
Après un interlude à la limite de la propagande Kabbale, arrive le titre tant controversé de Live to tell qu'elle chante crucifiée sur une croix recouverte de miroirs. Graphiquement, ça le fait, maintenant je ne suis pas religieux pour dire si c'est un outrage ou pas. Petit message caritatif pour finir, histoire de justifier la séquence... Ce tableau est le plus politique de tous. Sur Forbidden Love, un danseur tatoué de l'étoile d'Israël sur le ventre danse avec un autre encré du symbole de la Palestine. Au cas où le message ne serait pas clair, elle l'explicite clairement par un appel à la paix. Isaac. Sorry. Like it or not (ouais, ma chanson préférée!).
L'interlude avant le prochain tableau vaut son pesant de cacahuètes! Le visage de tous les connards planétaires (Bush, Oussama, Saddam, Ben Laden, Blair, Condoleezza Rice, Benoit XVI et bien d'autres... Chaque pays en prend pour son grade. J'ai même cru voir Le Pen) viennent défiler sur les écrans entrecoupant la vidéo d'un remix de Sorry. Là encore le message passe bien, autour de moi, des doigts d'honneur viennent conspuer les tyrans. Touchant.

 
Madonna / Confession Tour

3ème tableau : Ambiance Rock
A mon avis, la partie la plus faible du concert. Je ne suis pas venu la voir jouer de la gratte sur I love New York ou Ray of light. Heureusement, elle me redynamise avec une version sous acide de Let it will be qu'elle commence en fourrant sa main dans sa culotte avant de sucer son majeur. Le ton est donné. Petite pause avec Drowned World et le sublime Paradise (not for me) interprété pour l'occasion en duo avec le fameux Isaac.

 
Madonna / Confession Tour

4ème tableau : Ambiance Saturday Night Fever revue et corrigée à la sauce Louise Veronica...
La réorchestration de Music sur le sample de Disco Inferno me laisse plutôt dubitatif. Belle énergie néanmoins. Dans le genre expérimentation musicale, le remix d'Erotica se place en tête du n'importe quoi. Heureusement, la nouvelle version de La Isla Bonita (tube gnangnantissime par excellence) est plutôt une bonne surprise. Elle enfile sa cape de Disco Queen, qu'en toute honnêteté elle a bien mérité pour remercier sa bonne étoile sur Lucky Star. (C'est là la chorégraphie avec les patins à roulettes? Je ne sais plus!). Et c'est déjà Hung Up qui vient conclure le spectacle avec une pluie de ballons dorés.
Et la lumière de Bercy se rallume, sans un "au revoir". Comme d'hab!

En résumé, plein la gueule!

Rien à redire quant au choix des morceaux, la mise en scène, la conception des éclairages et des vidéos (sublimes!), les costumes. Juste quelques petites réserves ici et là mais bon...
Mission accomplie pour elle, c'est la première fois que je vois tout Bercy debout à danser du début à la fin!
Je n'étais pas ressorti aussi enthousiaste d'un de ses shows depuis le Blond Ambition Tour. Et puis, je n'ai jamais été aussi proche, même lorsque j'avais pris des places en vip (Girlie Show de 1993). Cela en était tétanisant! J'en ai oublié à quel point j'étais entouré de tant de copines (limite gaypride à Bercy!)

Madonna / Confession Tour


Bon, ayez, je me suis bien discrédité...
Fallait que je me confesse !

NotaBene :
Ce billet a été initialement publié sur la première version du blog.

Ce billet a reçu les commentaires suivants :

Matoo :
Aaaaaaaaaaah j'y vais jeudi !!!

-----ug--------- :
sniiiiif j ai pas de billets :(

Le Citadin :
Mumy's on stage !
Vivement mercredi....

Panama :
Désolé c'est devenu une taspé, qui fait du commercial parce que son dernier album s'est mal vendu, parce qu'il était contre une "certaine" amérique.
Je préfère me plonger dans mes vieux Simple Minds des 80's !!!
Voilà. M'en fous des tomates !

peter-parker :
you push me
un show commercial peut etre mais un bon show.

Guillaume :
Coucou,
Quelqu'un aurait-il le nom du danseur torse nu qui est sur la dernière de tes photos... ?
@+

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